Il y a l’image que l’on choisit.
Et tout ce que l’on veut savoir avant.
Acquérir une œuvre — questions fréquentes sur les tirages d'art
Acquérir une photographie d’art, c’est faire entrer une résonance particulière dans votre espace de vie.
Avant de choisir, on se pose souvent les mêmes questions : ce qui fait l’authenticité d’une œuvre, comment elle voyage, en combien de temps elle arrive, ce qu’elle devient avec les années. Voici les réponses.
Et pour aller plus loin, la conversation commence avec le formulaire de contact en bas de page.
L'œuvre et son authenticité — certificat, édition, conservation
Qu’est-ce qui garantit l’authenticité d'un tirage d'art ?
Trois éléments : la signature et le numéro portés sur le tirage, le certificat d’authenticité qui l’accompagne, et le registre d’édition où chaque exemplaire est consigné.
Le certificat indique le titre de l’œuvre, son format, la date du tirage et son numéro dans l’édition, le 3 sur 30 par exemple. C’est le document qui fait foi si l’œuvre est un jour revendue ou transmise.
Il se conserve avec elle.
Pourquoi les éditions sont-elles limitées à trente exemplaires ?
Parce que c’est la limite légale : au-delà de trente exemplaires, une photographie n’est plus considérée comme une œuvre d’art au sens de la loi française.
L’article 98 A de l’annexe III au code général des impôts demande qu’elle soit prise par l’artiste, tirée par lui ou sous son contrôle, signée et numérotée, dans la limite de trente exemplaires tous formats confondus.
Tous formats confondus : un 30×45 et un 80×120 puisent dans la même édition de trente. La plupart des images s’arrêtent avant.
Combien de temps un tirage fine art se conserve-t-il ?
Plus d’un siècle, et jusqu’à deux cents ans en conditions muséales. Ce sont les durées annoncées par les laboratoires qui testent les encres pigmentaires Epson sur les papiers coton Hahnemühle.
Ce qui abîme un tirage, c’est d’abord la lumière directe. Viennent ensuite l’humidité et l’air chargé de corps gras, dans une cuisine par exemple.
Un mur que le soleil ne frappe pas en plein suffit à mettre l’œuvre à l’abri pour très longtemps.
Que se passe-t-il lorsqu'une édition est épuisée ?
L’image n’est plus tirée, dans aucun format.
Chaque édition compte trente exemplaires au maximum, tous formats confondus. Une fois le trentième parti, elle est close et aucun autre exemplaire ne sortira de l’atelier.
Les œuvres encore ouvertes sont celles présentées dans les galeries.
Les papiers et les finitions
Papiers d’art mat ou satiné, contre-collage sur Dibond, caisse américaine, encadrement : le choix se fait image par image.
Une page entière y est consacrée.
La commande et la réception — montage, délais, livraison
Le tirage est-il livré prêt à accrocher ?
Oui pour les œuvres montées, contrecollées sur Dibond ou en caisse américaine : les barres de fixation sont posées au dos et comprises dans le prix.
Jusqu’au 40×60, le tirage peut aussi être livré seul, à plat et protégé, si vous préférez choisir vous-même son encadrement.
À partir du 50×75, l’œuvre part systématiquement montée. Une grande feuille de coton reste souple, et son support lui donne la rigidité qui la maintient parfaitement plane.
Quel est le délai entre la commande et la réception ?
Une à deux semaines de fabrication, puis deux à trois jours d’acheminement.
Chaque tirage est réalisé à la commande, et ce délai couvre l’impression, le séchage et le contrôle avant expédition. Une finition, contrecollage, caisse américaine ou encadrement, ajoute quelques jours.
Pour une date précise, un anniversaire ou Noël, il suffit de le signaler avant de commander.
Comment les œuvres sont-elles emballées et expédiées ?
À plat, jamais dans un tube.
Le papier coton supporte mal l’enroulement : ses fibres se fatiguent et l’encre finit par marquer. Chaque tirage voyage entre des feuilles de protection, dans un emballage rigide prévu pour le transport d’œuvres, les angles calés.
Il arrive exactement comme il a quitté l’atelier.
Où livrez-vous, et peut-on venir chercher l'œuvre ?
En France et partout en Europe, avec les frais et le mode d’expédition affichés au moment de la commande.
Le retrait à l’atelier est possible, à Clermont-Ferrand. C’est souvent le meilleur moment : on déballe l’œuvre ensemble, et vous repartez avec.
Pour une destination hors d’Europe, un message avant la commande permet de trouver la solution.
Que faire si le colis arrive abîmé ?
Vérifier le carton devant le livreur, et refuser le colis s’il est plié ou enfoncé. Vous pouvez aussi l’accepter en portant une réserve précise sur le bon de livraison, par exemple « colis écrasé, œuvre susceptible d’être endommagée » : c’est cette mention qui ouvre les droits.
Quelques photos de l’emballage et un message dans les vingt-quatre heures suffisent ensuite. L’assurance est engagée et un nouveau tirage est réalisé.
Le détail figure aux conditions générales de vente, article Avarie – Conformité.
Les entreprises — déduction fiscale et location
L'achat d'une œuvre d'art est-il déductible pour une entreprise ?
Oui, en cinq parts égales sur cinq ans et dans la limite d’un plafond. C’est le dispositif de l’article 238 bis AB du code général des impôts.
Il concerne les sociétés à l’impôt sur les sociétés et les entreprises imposées au réel sur leurs bénéfices industriels et commerciaux, pour l’achat d’une œuvre d’artiste vivant. Le plafond est de 20 000 € par exercice, ou de 5 ‰ du chiffre d’affaires hors taxes si ce montant est plus élevé.
Deux conditions l’accompagnent. L’œuvre figure à l’actif immobilisé, avec une réserve du même montant inscrite au passif. Et elle reste exposée pendant ces cinq années dans un lieu que le public ou les salariés traversent : un hall, un couloir, une salle de réunion.
Une œuvre installée ailleurs reste possible, elle sort simplement du dispositif. Votre expert-comptable vous dira ce que cela donne dans votre situation.
Une entreprise peut-elle louer des œuvres ?
Oui. Une sélection d’œuvres est installée dans vos locaux pour douze mois, sans option d’achat au terme.
Beaucoup d’entreprises commencent ainsi. On vit avec les images, on repère celles devant lesquelles les gens s’arrêtent, et le choix se fait de lui-même.
Les loyers sont des charges d’exploitation et se déduisent comme telles. Le dispositif de l’article 238 bis AB, lui, ne vaut que pour un achat.
Aidez-vous les entreprises à choisir leurs œuvres ?
Oui, et c’est la partie du travail que je préfère.
La visite des lieux vient d’abord : la lumière du matin et celle de la fin d’après-midi, le recul dont on dispose, ce que l’on croise en entrant, ce que l’on regarde en attendant quelqu’un. À distance, des plans et quelques photographies suffisent le plus souvent.
Vient ensuite une proposition d’ensemble, plutôt qu’une liste d’images belles chacune de son côté. La sélection, la finition et l’accrochage sont compris.
Le jour de la pose, quelqu’un s’arrête presque toujours devant une image pour raconter pourquoi c’est celle-là qu’il préfère.
Offrir, régler — carte cadeau et moyens de paiement
Peut-on offrir une œuvre sans choisir l'image ?
Oui, avec une carte cadeau : la personne qui la reçoit choisit elle-même l’œuvre, le format et la finition, au moment qui lui convient.
Elle règle ensuite sa commande avec le code de la carte, comme avec un moyen de paiement.
Les montants et les deux formats de carte figurent sur sa page.
Quels moyens de paiement sont acceptés ?
En ligne : carte bancaire — Visa, Mastercard, American Express —, Apple Pay, Google Pay ou virement immédiat, avec la possibilité de régler en trois fois par Klarna sur les commandes en ligne, sous réserve d’acceptation et selon leurs conditions.
À l’atelier et en exposition : carte bancaire, chèque, espèces ou virement.
Une œuvre se décide rarement en une minute ; le règlement, lui, en prend une.
Les Conditions Générales de Vente précisent l’ensemble des dispositions contractuelles.
Une autre question, ou un projet d'acquisition
Un mur qui attend son œuvre, un format dont vous voulez être sûr, une image sur laquelle vous aimeriez un avis.
Quelques lignes suffisent, et nous en parlons. C’est souvent comme cela qu’une acquisition commence.